Chants de canicule : 21 au 25 juillet

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Lundi 21 juillet 2003

Il est temps que cette journée arrive : j’ai tout réparé dans la maison, si ça continue, je vais la refaire à neuf.

Zut ! l'avion ne décolle qu’à minuit, je viens tout juste de vérifier. Sur mon billet, c’était écrit 22h30. Il faut écrire aux Combrichon pour qu’ils ne nous attendent pas inutilement.

C’est Mariane qui a le grand plaisir du lavage. On a nettoyé la maison de la cave au grenier, il y deux jours. Mais avec quatre personnes qui y vivent, il va falloir en refaire une bonne partie aujourd’hui.

16h45, on attend Hervé qui arrive avec sa mère à la dernière minute. Ses bagages ne sont pas faits. Grrr !? Ça commence...

Pierre-Yves et Jeanne viennent nous reconduire chacun avec leur auto. Dès leur arrivée, lui se met en train d’embarquer les valises. Ho là ! Je veux les voir, les compter, pas question d’embarquer dans le désordre et d’oublier quelque chose. 4 valises, 4 bagages à main, billets, passeports, quand Hervé aura terminé son sac... il n’est que 19h00 après tout, l’heure à laquelle on doit quitter. Grrr!...

Un dernier coup de serpillière derrière nous à mesure que l’on sort, et ça y est, on part. Maman embarque avec Jeanne, Laurence, Hervé et moi avec Pierre-Yves. Le boulevard des Laurentides n’est pas sitôt franchi qu’il perd Jeanne (c’est plutôt le contraire) qui lui avait demandé de l’attendre parce qu’elle n’était pas certaine du chemin. Attend, attend, pas de Jeanne. On finit par les doubler sur l’autoroute : elle a tourné au boulevard plutôt que de le suivre.

Salut ! Bon voyage ! Merci ! Ouf ! Enfin, c’est vraiment parti ! La preuve : longue file au guichet. Pas de problèmes, on a réservé nos places. Méchante boîte à sardines, cet Airbus! Hervé veut des écouteurs. Hervé veut se lever. Hervé ne s’endure pas sans bouger. Il a mal au dos, au pied, alouette ! Il prend des marches jusqu’au fond de l’avion et revient. Et, comme prévu, impossible de dormir.

Mardi 22 juillet

Arrivée 12h30. La valise de Laurence est égarée. Il est découragé. On sort les derniers. Les Combrichon nous attendent un peu inquiets. Et puis, il faut trouver la petite porte du sous-sol, fermée, où on enregistre la perte. Merde ! On ne peut pas dire qu'ils s'annoncent, ceux-là. Comme s'il n'y avait jamais de bagages égarés ici !

Il faut une heure de trajet. On arrive à nos chambre d’hôtes, chez Bossan. Il est prévu que nous soupons chez Combrichon vers 19h00. Mais il faut se poser, se ramasser. Puis, comment s'en sortir, madame nous parle, nous parle... On est trop fatigués pour couper court.

On finit par pouvoir faire une heure de sieste. Et puis, douche. Où sont les gars ? Déjà, on est en retard pour chez Combrichon. Philippe vient nous chercher. On n'a pas fini de se ramasser.

On arrive. Ils nous font visiter la maison. Nous expliquent toutes les particularités. Oui, oui ; mais je sais que j'en échappe de grands bouts. Puis on apéritive ; kir, qui est une spécialité bourguignonne, amuse-geules, ensuite, Montbazillac. On est au salon, un peu coincé et très "décalage" dans notre cas. Heureusement, les gars prennent toute la place, font les fous : avec l'accent, tout passe.

Souper : agneau en tranches, fromages, mousse au chocolat et renversé à l'abricot. On quitte avec l’auto, et demain on ne déjeune pas ensemble. OUF! Quand on arrive à la chambre, on ne se fait pas prier pour se coucher.

Mercredi 23 juillet

Au réveil, on ouvre les portes coulissantes extérieures : nos chambres donnent sur les vignes.

Il y a petite terrasse et quelques chaises. On essaie de balayer notre manque de sommeil,




et on attend le petit déjeuner. Parce qu'en France, en été, la vie ne commence pas avant 9h30 : deux heures d'avance sur l'heure normale oblige...

Petit déjeuner continental. Il fait déjà une chaleur intense. Impossible de rejoindre Litiges Bagages à l'aéroport de Lyon. Très rassurant... On va dans une grande surface à Villefranche pour acheter les premières nécessités à Laurence (caleçon, bas, brosse à dents, antiperspirant). On revient pour faire nos valises, il est midi. C'est le moment du départ pour chez Pierre (Pour qui ne connaîtrait pas, la famille se compose de Christiane, Pierre, Gaëlle et Johanna). On s'arrête quelques kilomètres plus loin (à Arnas, au Ave Maria) pour dîner.

À la sortie de Grenoble, on roule, on roule, et j’ai de plus en plus le sentiment de m’être trompé. Je ne reconnais pas le paysage; c’est tout de même mon troisième passage sur la route Napoléon. Et puis, pourquoi c’est indiqué Briançon ? Si on pouvait voir un panneau indiquant le numéro de la route? On retourne, sans être trop certain. C’était ça, on était sur la nationale 91, et il fallait prendre la 85.

On revient en périphérie de Grenoble, focaille, tourne, retourne. Ah ! Voilà ! La route était en réparation et les indications un peu approximatives.

On arrive à Villard Saint-Pierre, il est 18h00. Pierre nous propose ses bières corses, qu'il a emmagasinées amoureusement pour nous, et nous fait l'honneur de viandes froides qu'il a lui-même fait sécher. Et il les tranche à la Pierre : très épaisses. Maman est incapable de les déchirer avec ses dents... Christiane, nous a préparé une bouffe qu'elle dit "simple". On a parlé, parlé. On s'est couché après 1h00 du mat, une tonne de briques dans l'estom'.

Jeudi 24 juillet

On ne fait rien sauf socialiser, bouffer et boire de la bière.

Nos hôtes

Père et fils en douce France

Johanna, Laurence et Élisa

...en action

Les gars ont mal dormi à deux dans un lit simple.

Hervé va à la piscine avec Johanna. Pierre est arrivé à rejoindre quelqu’un à l’aéroport (Magalie) qui accepte très gentiment de transmettre notre message à Litige Bagages . Par ordinateur, on envoie un fax avec un mot de ma part et une copie du constat de perte.

On va à Gap pour équiper Laurence. On trouve un magasin plus branché vers 6h45 : Urban. Il faudra revenir demain.

Pour le souper, J'AI coupé les viandes froides.

Vendredi 25 juillet

Madame Deville vient passer la journée. Donc, on s'assoit et on socialise. Apéro, blabla, apéro, blabla et blagues. Car elle a un sens de l'humour fort attachant Mme Deville. On n'a fait que rigoler, boire et bouffer. Y'a qu'en France où ça peut être comme ça...

Dans l’après-midi, Pierre va avec Hervé et Johanna à Aventures. Il s'agit d'un territoire aménagé avec des circuits d'hébertisme.

Mme Deville invitant tout le monde au restaurant indien pour fêter les 10 ans de mariage de Christiane et Pierre, on avait r.-v. au resto pour 7h30. On est arrivés à 8h30, on a attendu Pierre qui était allé chercher Gaëlle jusqu’à 9h30. (Gaëlle, 20 ans, est la fille de Christiane et adoptée — du coeur — par Pierre. Elle revenait pour un soir de son stage en équitation. Elle tenait à nous voir.) Il faisait une telle chaleur ! Le choix des plats fut long et difficile (déchirant?), on a soupé vers 11h00. C’était délicieux et... épicé. Laurence est sorti presque aussitôt : il avait l’estomac retourné par le décalage, la chaleur et la nourriture étrangère. Maman s’est achevée sur un sorbet copieusement arrosé de vodka (un Caporal).

Un baiser lourd de 10 ans...

qui n'est pas si pesant que ça après tout

Mme Deville...

au naturel

Chaud et épicé

Hervé est allé rejoindre son petit frère. La solidarité ...

Le retour chez Mme Deville par les petites rues est fort joyeux. On descend les bagages de maman, qui doit passer quelques jours chez Madame Deville, mais dans la maison, on ne passe pas par le même chemin que quand on était venu avant d'aller au resto. L’idée m’a traversé l’esprit, j'aurais dû m'arrêter et avertir maman : elle ne connaît pas les lieux, elle voit moins bien et puis, je la connais, elle rit et ne fait pas attention où elle marche... Mais non. Alors, catastrophe ! Il fait noir, le pied lui tourne sur un pas de porte surélevé, elle cherche à se retenir devant elle. Mais devant elle, c'est le vide, et trois marches de ciment, un plancher en ciment et des murs en gravats de ciment qui lui ouvrent les bras. Comment a-t-elle fait pour ne pas se tuer ? Elle a préféré péter le mur. Elle était là à terre, on était autour d'elle. Hervé a fait preuve de leadership en tant que sauveteur. Il lui a demandé si elle pouvait bouger ses jambes, elle le pouvait. Elle nous a dit qu'elle était consciente, mais qu'elle voulait rester dans cette position un peu pour récupérer. Et puis, elle était en colère contre elle et désolée de nous gâcher la fête. Si désolée...

Maman a été soignée à coups de frites et de légumes (congelés). Elle avait une de ces bosse sur la tête... On s'est assuré qu'elle ne s'endorme pas tout de suite. J'ai regardé ses paupières, pas de dilatation, et elles suivaient mon doigt. Merde ! Troisième fois qu'elle me fait le coup de la plonge ! Quel sentiment d'impuissance !

Pierre a passé la nuit chez sa mère pour qu’il y ait quelqu’un sur place dans l’éventualité où le cas de maman empirerait;

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